Vous retrouverez désormais l'écotone à l'adresse suivante :
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Au plaisir d'échanger
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Tous sondages s'accordent aujourd'hui à valider l'hypothèse Ségolène vs Nicolas au second tour de l'élection présidentielle française puisque l'issue de cette seule confrontation fait l'objet de constantes suppositions.
Pourtant, la construction desdits sondages souffre d'un biais important : elle se base sur des hypothèses de travail insuffisantes.
Si par nature les résultats de sondages sont biaisés par diverses contraintes - la représentativité du panel, la manière dont la question est posée,..etc...-, avancer l'issue Ségolène - Nicolas résulte de l'omission d'un paramètre essentiel dans l'équation présidentielle : l'intégration des vœux de Jacques Chirac.
Effectivement, JC laisse clairement entendre qu'il pèsera sur la campagne, in fine sur le résultat.
L'omission de deux inconnues inhérentes à l'équation présidentielle - de départ - n'est pas de nature à garantir le sérieux dedits sondages :
- l'identité des candidats qui décrocheront les 500 signatures (ci-joint le lien vers la liste de quelques quémandeurs )http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/elysee_2007/20061014.OBS0191/les_declares_les_probablesles_possibles.html)
Sans cela, du bruit, juste du bruit...

Les bloggeurs
Pour RG « quand cela va mal chez soi, il vaut toujours mieux s'en prendre aux autres »http://www.renaudgautier.ch/
Pour PL, « tout ce qui est excessif est insignifiant »http://pello.romandie.com/
Dans la presse genevoise
Dans la Tribune «...les enquêtes réalisées auprès de personnes ou d'entreprises venues s'installer en Suisse montrent que c'est d'abord pour la qualité de vie, ensuite pour la sécurité. Les conditions fiscales - qui sont bien meilleures en Angleterre ou en Irlande - n'arrivent qu'en cinquième position.»
http://www.tdg.ch/tghome/toute_l_info_test/enjeux/montebourg__04_01.html
Dans le Temps « Selon Stéphane Tanner -directeur général du fisc -, les généreuses pratiques fiscales cantonales ne sont donc, en aucun cas, une spécialité étrangère à celles admises au sein de l'Union européenne (UE). Il replace aussi les forts taux d'imposition bruts en France et en Allemagne (respectivement 33% et 30%) dans le contexte d'autres règles nationales. «La France se situe, derrière l'Allemagne, au deuxième rang des pays européens qui subventionnent le plus fortement leurs entreprises.» Le haut fonctionnaire genevois réfute surtout l'accusation de marchandage avec le fisc proférée par Arnaud Montebourg. «Les taux fiscaux sur les bénéfices ne sont pas négociables. Ils sont fixés par la loi et ne sont jamais fractionnés. Par contre, l'entreprise veut savoir quelle part du bénéfice sera imposée. C'est entièrement différent.»
http://www.letemps.ch/template/economie.asp?page=9&article=197380
A la lecture de positions factuelles, on pourrait simplement résumer le fond de logorrhée Montebourg - si excellent orateur soit-il - en un aveu d'impuissance tant l'argumentaire déployé ne tient pas.
Aveu d'impuissance parce que l'absence de solutions hexagonale aux problèmes des français - dont l'un est la panne de croissance et par conséquent des caisses étatiques vides - pousse AM à expliquer cet état par des « comportements prédateur d'Etats comme la confédération helvétique ».
Le problème d'AM, c'est qu'il base son argumentation sur une utopie puisque la fiscalité varie d'un pays à l'autre... C'est un fait. Monter une dialectique sur la base d'un château de filtres usagés...c'est osé et fumeux...
Aussi, traiter la problématique de la fiscalité sans considérer la célèbre courbe de Laffer n'est pas sérieux. En effet, l'imposition optimale - le maximum de recettes fiscales qui rentre dans les caisses étatiques - n'est pas atteinte lorsque les taux tendent vers 100% !
A partir d'un certain niveau, le taux prélevé devient confiscatoire et provoque la fraude ou l'exil fiscal par exemple, phénomènes qui engendrent une diminution des recettes étatique. Johny ne pouvait donner plus raison à Laffer et plus tort à AM.
Au final, l'appel guerrier au blocus des frontières n'a aucun sens, si ce n'est celui de la démagogie...et encore...pas si sûr que la montgolfière Royale puisse émerger sans dégât de l'épai fog genevois.
Jacques Chirac basait sa campagne présidentielle de 1995 sur le thème de la fracture sociale. En 2002, une campagne sur le thème de l'insécurité doublée d'un duo LJ - JMLP étaient tant d'éléments ayant présidé à sa réélection.
A l'occasion des vœux présentés aux français, nombreux journalistes ont été de leur analyse, percevant dans les propos de JC qu'il ne s'abstiendrait pas à peser sur la campagne présidentielle.
Si comme sur les marchés financiers des prédictions sans failles ne peuvent être tirées en politique, le comportement futur d'un homme public peut tout de même faire l'objet de suppositions découlant d'éléments historiques.
A ce titre, le documentaire réalisé par Patrick Rotman retraçant l'ascension de l'animal politique JC - du jeune loup au vieux lion - est extrêmement intéressant.
Ce documentaire diffusé quelques mois avant la campagne donne une image fortement sympathique à JC : un homme politique qui aime les gens. La mise en lumière de promesses politiques non tenues passe finalement au second plan.
Patrick Rotman revient sur les stratégies du bulldozer politique à différents moments de sa carrière, j'en retiens deux, extrêmement parlantes :
En 1981, n'ayant pu passer le cap du premier tour JC n'appellera pas au vote de Giscard et, de facto, fera élire FM.
En 1997, la dissolution de l'assemblée afin de ne pas désavouer son ami AJ permettra la cohabitation.
Deux évènements qui montrent que l'intérêt de JC n'est ni partisan, ni général, il est d'une autre nature.
Personne ne démentira l'adage que « pour gagner une élection, il faut serrer les rangs : groupiert ! ». Pour JC, le sentiment d'appartenance à quelque rang qu'il soit semble être une vue de l'esprit.
Dès lors, aussi confiant et fort qu'il soit, le jeune loup risque de subir - cette année encore - la loi du roi de la jungle si vieillissant soit-il...au grand profit d'une jeune tigresse...